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La ZP Westkust et la ZP Voorkempen reviennent sur le succès de la phase d’évaluation « Mer du Nord » du projet de recherche Safeshore

La ZP Westkust et la ZP Voorkempen reviennent sur le succès de la phase d’évaluation « Mer du Nord » du projet de recherche Safeshore

Entre le 14 et le 25 mai, la base militaire de Lombardsijde (territoire de Nieuport) a servi de cadre à la phase d’évaluation « Mer du Nord » du projet de recherche européen Safeshore.

L’équipe du projet Safeshore a conçu un système capable de détecter les pratiques illégales sur l’ensemble du littoral, ce qui était impossible à ce jour (par ex. détection de drones utilisés pour faire du trafic de drogue, commettre des attentats, …).

Outre la détection de drones et autres « UAS » (Unmanned Aerial Systems), le système est également capable de déceler la présence, près de la côte, de petites embarcations et d’individus qui passaient autrefois inaperçus : kitesurfeurs évoluant trop près des nageurs, bateaux de pêche flottant dangereusement près de la plage, présence de passeurs sur la mer ou sur la plage, etc.

L’École Royale Militaire prend la direction du projet Safeshore. La particularité de ce projet de recherche est qu’il remplace les installations RADAR classiques (et onéreuses) habituellement utilisées dans la détection d’activités suspectes par toute une série de capteurs (3D LIDAR, 2D LIDAR, microphones, détecteurs radio, caméras ordinaires et infrarouges). Tous ces éléments associés donnent une image de l’environnement où les activités suspectes peuvent être décelées. Une grande partie des recherches menées dans le cadre du projet visaient donc à définir les meilleures manières d’assurer une fusion aussi cohérente que possible des données de ces différents capteurs. Pour valider le détecteur conçu par le projet de recherche, 3 phases de test vont être menées. Après celle de la Mer du Nord, dans laquelle la ZP Westkust et la ZP Voorkempen ont joué un rôle prépondérant, d’autres seront réalisées au bord de la Méditerranée et de la Mer noire.

Le projet Safeshore implique la participation de 12 partenaires provenant de toute l’Europe (la ZP Westkust et la ZP Voorkempen, des industries, des centres de recherche et académies, …).

Le 24 mai, l’ensemble du collège de police de la ZP Westkust et son chef de corps Nicholas Paelinck, ainsi que le chef de corps de la ZP Voorkempen, Geert Smet, se sont rendus à Lombardsijde pour voir les résultats de ce projet de recherche européen innovant. À cette occasion, ils ont pu assister à diverses démonstrations très réalistes.

« Le rôle de nos deux zones de police dans ce projet consiste essentiellement à définir les besoins et à valider les capteurs développés en organisant ces tests à la Mer du Nord », expliquent les deux chefs de corps.

Ce faisant, les zones de police de Voorkempen et de Westkust se montrent à la hauteur de leur réputation de zones innovantes. Cette année, toutes deux vont encore investir dans la technologie des drones. « La détection des drones et de leur pilote est essentielle en cas d’usage criminel de ces appareils. C’est la raison de notre participation à Safeshore, un projet européen impliquant des pays comme la Tchéquie, la Roumanie et Israël », indique Geert Smet, également co-président du groupe de travail intégré sur les drones (RPAS@Police).

« La technologie Safeshore permet aussi de détecter les kitesurfeurs, ou encore les petits zodiacs qui partent de nos plages pour servir à l’immigration clandestine ou au trafic de drogue. À terme, nous pourrons avoir recours à ces appareils pour assurer une surveillance efficace de la plage, ce que nous ne sommes pas à même de faire aujourd’hui », ajoute Nicholas Paelinck.

« Un scénario de test s’inspirait de l’événement 14-18, qui a vu la ZP Westkust être confrontée à un drone. Heureusement, elle avait pu identifier le pilote, qui s'est avéré être un journaliste allemand. En tant que police intégrée, nous devons nous armer contre l’utilisation de drones à des fins criminelles (par ex. un drone transportant de l’acide ou de l’anthrax). C’est la raison des activités du groupe de travail sur les drones », conclut Geert Smet.

 

© Photo: De Coxydsche Gazette